Le STAAR est un service de recherche de l'ASNR qui étudie la dispersion des radionucléides dans les milieux aquatiques et atmosphériques. Il dispose d'expert(e)s en Intelligence Artificielle et analyse d'incertitudes pour différentes applications liées à l'environnement. Au sein du STAAR, le ou la stagiaire en alternance intégrera le Laboratoire de Modélisation de la Dispersion Atmosphérique (LMDA) à Fontenay-aux-Roses, qui développe et utilise des modèles de dispersion atmosphérique à différentes échelles, des méthodes d'analyse d'incertitudes et méthodes inverses pour intégrer les données d'observations, et mène des études en soutien à l'expertise et à la gestion de crise.
En particulier, le modèle de dispersion atmosphérique pX est développé et utilisé à l'ASNR depuis une vingtaine d'années pour évaluer les conséquences radiologiques d'un rejet accidentel de radioactivité dans l'atmosphère à courte distance (de l'ordre de la dizaine de kilomètres). En situation de crise, ces évaluations sont utilisées pour formuler des recommandations d'actions de protection des populations (évacuation, mise à l'abri, prise d'iode stable…). L'accident de Fukushima a mis en évidence des besoins d'étendre le domaine de validité de pX jusqu'à une centaine de kilomètres et de prendre en compte une météorologie plus réaliste. Depuis, de nombreuses améliorations du code ont été réalisées, qui nécessitent une phase de validation approfondie par comparaison à des observations de terrain.
Le modèle pX [1] constitue un outil central d'aide à la décision en situation de crise, au sein de la plateforme opérationnelle de crise de l'ASNR C3X. Les évolutions récentes avaient pour objectifs :
• Une amélioration significative de la représentation physique des phénomènes de dispersion (dispersion dans l'atmosphère sous l'effet de la turbulence et dépôt de la radioactivité au sol) ;
• Une extension du domaine de validité vers des distances plus importantes, en cohérence avec le modèle de l'ASNR utilisé pour la longue distance LdX [2];
• Une modernisation du code et une optimisation des temps de calcul, essentielles en contexte d'urgence.
Afin de permettre un déploiement opérationnel de cette nouvelle version au centre de crise à l'horizon 2027, une phase de validation approfondie et structurée est indispensable. De plus, ces travaux de validation constituent des travaux préparatoires à la mise en open source du code.
L'objectif de l'alternance est de conduire une validation robuste de la nouvelle version du modèle pX à partir de cas d'étude documentés et instrumentés, incluant :
• Des campagnes expérimentales de référence issues de la littérature scientifique [3];
• Des campagnes de mesures récentes réalisées par le STAAR, notamment autour d'installations telles qu'ORANO La Hague [4];
• Le cas de l'accident de Fukushima [5].
L'alternant(e), accueilli(e) au STAAR/LMDA (Fontenay-aux-Roses), sera formé(e) aux fondamentaux de la dispersion atmosphérique et à l'utilisation du modèle pX, puis aura pour mission de :
• Reprendre les études existantes réalisées avec l'ancienne version du modèle ;
• Reproduire les simulations avec la version actuelle ;
• Réaliser des comparaisons quantitatives et graphiques modèle–mesures ;
• Analyser les écarts.
Cette approche permettra de qualifier objectivement les gains apportés par les développements récents. L'alternant(e) bénéficiera de l'opportunité d'explorer diverses thématiques clés, combinant modélisation de phénomènes physiques et analyse numérique, et de découvrir plus largement les activités du service en modélisation et expérimentation de terrain. Il/elle s'impliquera activement dans la vie du laboratoire et présentera régulièrement les avancées de ses travaux.
Bibliographie :
[1] https://c3x-build.asnr.dev/server/calculus-codes/irsn/px/px/
[2] https://c3x-build.asnr.dev/server/calculus-codes/irsn/ldx/
[3] Korsakissok, I., 2015. Rapport de validation du modèle pX sur les expériences de Prairie Grass et Copenhague. Rapport IRSN n°PRP-CRI/SESUC/2015-00054.
[4] El-Ouartassy et. al., 2022. https://doi.org/10.5194/egusphere-2022-646
[5] Korsakissok et. al.., 2013. https://doi.org/10.1016/j.atmosenv.2013.01.002
Le ou la candidat(e) devra être en préparation d'un diplôme Bac+5 en physique, sciences de l'environnement, et/ou modélisation numérique.
Il/elle devra posséder des connaissances de base dans des domaines liés à la physique / mécanique des fluides et une appétence pour approfondir ces domaines en lien avec les sciences de l'environnement. Une connaissance et une appétence pour la modélisation (utilisation de modèles de simulation numérique, développements en Python) est indispensable. Le ou la candidat(e) devra être rigoureux(se) avec une bonne capacité d'analyse et de synthèse ainsi qu'un goût pour le travail en équipe. Il/elle devra posséder de bonnes compétences relationnelles et de communication orale et écrite afin de faire état de l'avancement de ses travaux de façon régulière à ses encadrant(e)s et de pouvoir les restituer périodiquement à l'équipe de façon pédagogique et structurée.
La diversité est une des composantes de la politique RSE, RH et Qualité de Vie au Travail à l’ASNR.
Par conséquent, nous accordons la même considération à toutes les candidatures, sans discrimination, pour inclure tous les talents.
Quelles que soient les différences, nous souhaitons attirer, intégrer et fidéliser nos candidats et nos collaborateurs au sein d’un environnement de travail inclusif.
L'ASNR conduit une politique active en faveur de l'égalité des chances au travail et l'emploi des personnes handicapées. Si vous êtes en situation de handicap, n'hésitez pas à nous faire part de vos éventuels besoins spécifiques afin que nous puissions les prendre en compte.