Informations générales
Entité de rattachement
L'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection est une autorité administrative indépendante créée par la loi du 21 mai 2024 relative à l'organisation de la gouvernance de la sûreté nucléaire et de la radioprotection pour répondre au défi de la relance de la filière nucléaire.
Elle assure, au nom de l'État, le contrôle des activités nucléaires civiles en France et remplit des missions d'expertise, de recherche, de formation et d'information des publics. L'ASNR est composée de fonctionnaires, d'agents de droit public et de salariés de droit privé.
Référence
2026-1529
Description du poste
Intitulé du poste
Etude des effets des rayonnements ionisants sur les insectes pollinisateurs (ENV26-09) H/F
Type de contrat
Doctorat
Catégorie
Cadre ou Catégorie A
Disponibilité du poste
01/10/2026
Site
Cadarache
Environnement / Organisation / Contexte
Le Laboratoire d'Ecologie et d'Ecotoxicologie des radionucléides (LECO) étudie les effets des expositions environnementales des rayonnements ionisants sur les biota non humains. Le laboratoire collabore au niveau national (CNRS, INRAE, …) et international (SCK-CEN, Université de Fukushima, Bfs, …) sur les effets biologiques et écologiques des radiations, chroniques et à faibles débits de dose. Le LECO dispose des installations (plateforme ECO2CAD, irradiateur MICADO, plateforme d'élevages des différentes espèces-modèles) à Cadarache, région PACA. Ce projet est réalisé en collaboration avec le laboratoire CBI (CNRS, Toulouse) et l'INREA Abeille environnement (Avignon)
Mission
Les insectes pollinisateurs, notamment les abeilles, bourdons, papillons et certaines mouches, assurent la pollinisation de plus de 75 % des cultures vivrières mondiales. Le déclin des pollinisateurs, largement documenté, est attribué à divers facteurs : perte d'habitats, pesticides, agents pathogènes, changement climatique. Les effets à long terme des radiations, comme dans le cas des accidents nucléaires de Tchernobyl et de Fukushima restent moins étudiés, alors que des données acquises au laboratoire indiquent des effets à divers niveaux biologiques, de l'ADN jusqu'au comportement, y compris les fonctions cognitives.
La cognition chez les insectes joue un rôle essentiel dans leur capacité à naviguer dans l'environnement, à localiser et mémoriser les sources florales, à communiquer avec leurs congénères (chez les abeilles notamment), ou encore à prendre des décisions face à des situations complexes. Toute altération de ces capacités peut impacter directement leur efficacité en tant que pollinisateurs.
Ce projet de thèse a pour but d'approfondir les connaissances sur les effets à long terme de la contamination radioactive post-Fukushima chez les insectes pollinisateurs sauvages. Les objectifs sont (i) d'évaluer l'impact global de la contamination sur les capacités d'apprentissage et de mémorisation, ainsi que (ii) d'établir le lien possible entre ces altérations et la fonction de pollinisation.
Ce projet combine des observations sur le terrain (Fukushima) et des expérimentations en laboratoire (plateaux ECO2-CAD et MICADO-Lab, Cadarache). Cette approche couplant étude in situ et expérimentation au laboratoire permettra de distinguer les effets spécifiques des radiations à d'autres facteurs potentiellement confondant (diversité floristique, effet site, diversité génétique etc).
Au laboratoire le bourdon (Bombus spp.) servira de modèle pour des expositions contrôlées à des doses variables (0–4000 µGy/h). Les paramètres étudiés incluront la reproduction, les performances cognitives, le métabolisme, et les modifications génétiques (transcriptomique, taux de mutations). Ce volet vise à établir des relations causales entre l'exposition et les effets biologiques, en éliminant les biais environnementaux. Sur le terrain, les pollinisateurs sauvages seront échantillonnés le long d'un gradient de dose pour étudier leurs réponses biologiques (comportement, génétique, mutations) en milieu contaminé dans la préfecture de Fukushima. Les données environnementales (ressources florales, conditions climatiques) seront recueillies pour identifier les facteurs confondants. L'objectif est de corréler l'exposition aux radiations avec les altérations observées (cognitives, reproductives, moléculaires) et d'identifier les mécanismes d'adaptation ou de vulnérabilité des espèces.
Dans les deux volets, la cognition des pollinisateurs pourra être mesurée notamment grâce aux labyrinthes connectés déjà testés notamment dans les projets BEECONECT et BEERAD.
Profil recherché
Master II en écologie ou écotoxicologie. Une expérience de missions de terrains sera un plus ainsi que des compétences sur les insectes pollinisateurs.
Maîtrise des outils informatiques de traitement de données et analyses statistiques (R ou équivalent).
Très bon niveau d'anglais requis (pour les séjours au Japon).
Le/la candidat(e) devra disposer d'une bonne capacité à travailler dans une équipe multidisciplinaire et diversifiée.
Télétravail
Occasionnel
Diversité
La diversité est une des composantes de la politique RSE, RH et Qualité de Vie au Travail à l’ASNR. Nous accordons la même considération à toutes les candidatures, sans discrimination, pour inclure tous les talents.
Quelles que soient les différences, nous souhaitons attirer, intégrer et fidéliser nos candidats et nos collaborateurs au sein d’un environnement de travail inclusif.
L’ASNR conduit une politique active depuis de nombreuses années en faveur de l'égalité des chances au travail et l'emploi des personnes handicapées. Si vous êtes en situation de handicap, n'hésitez pas à nous faire part de vos éventuels besoins spécifiques afin que nous puissions les prendre en compte.
Localisation du poste
Localisation du poste
Europe, France, Provence-Cote d'Azur, Bouches du Rhône (13)
Critères candidat
Langues
Anglais (3- Niveau avancé)